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Publié : 28 février 2012
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Rencontre avec le chorégraphe Thierry Malandain



Le vendredi 6 janvier, notre groupe d’Histoire des Arts a eu la chance de pouvoir aller assister à la répétition du spectacle de danse contemporaine “Roméo et Juliette”, créé par Thierry Malandain et sa troupe de danseurs.



Thierry Malandain


Nous avons pu discuter avec lui après cette répétition, et certains d’entre nous ont aussi pu assister au ballet donné au Théâtre des Arts le dimanche suivant. Tout ceci a engendré des avis, des questions auxquels nous avons répondu lors d’un débat en classe.


La majorité d’entre nous a apprécié de pouvoir voir des danseurs s’échauffer. Leur échauffement, un échauffement de danse classique (à la barre) d’un niveau plutôt élévé en a étonné certains, mais d’autres au contraire n’ont pas été étonnés par ce type de fonctionnement. Suite à cela nous nous sommes demandé si un chorégraphe devait forcément avoir fait de la danse au préalable. Le fait est qu’un chorégraphe est une personne qui imagine des ballets ; il faut donc avoir une connaissance des pas de danse plus que théorique, ainsi qu’une connaissance des limites d’un danseur... et donc inévitablement avoir été à la place de ceux qui vont réaliser son oeuvre !
Dans l’extrait du spectacle répété par la troupe lors de notre présence, nous avons observé une technique remarquable des danseurs, qui en effet ont fait peu d’erreurs, ainsi qu’un réel effort afin de coller aux expressions faciales des personnages qu’ils "interprétaient". Nous avons aussi remarqué les ajustements rapides qui ont dû être mis en place à cause de l’absence de deux des danseurs, ce qui a d’autant plus forcé notre admiration, et nous a montré que l’une des qualités des danseurs était de savoir s’adapter rapidement.


Nous avons aussi remarqué un physique typique du danseur : ils sont tous de la même taille (dans la plupart des ballets), d’une souplesse extrême, très musclés, très fins et il semble y avoir une recherche d’esthétique. Cependant les hommes s’avèrent être plus différenciables que les femmes.




Roméo et Juliette


Nous nous sommes demandés quelle était l’origine des danseurs, et comment ils étaient sélectionnés par le chorégraphe. Il nous a alors appris qu’il n’y avait aucun casting "sauvage" ; la troupe recrutait sous forme de grand casting tous les trois ans et parmi eux étaient selectionné, bien évidemment, les meilleurs danseurs.
Cependant, à cause de nombreuses blessures et de départs à la retraite, ce type de grand casting n’a pas eu lieu depuis plusieurs années et les recrutements se sont faits au cas par cas, en fonction des besoins. De plus, il est rare que des danseurs non-européens soient embauchés... pour la simple raison que les prix des visas sont bien trop élevés.
Les danseurs se présentant à ces castings ont un niveau remarquable, ces professionnels ont pour ça dû consacrer entièrement leur vie à la danse, s’entraîner toujours plus et se dépasser afin d’avoir la chance un jour de pouvoir être reconnu et de parvenir à une situation plus stable que la profession n’offre pas habituellement.


En effet, l’un des sacrifices des ces danseurs, en consacrant leur vie à la danse, et de ne pas pouvoir s’établir, et d’être constamment en voyage à l’autre bout du monde. Ce métier, dont l’essence même laisse planer le rêve est pourtant une profession précaire qui n’offre pas de travail permanent. En définitive, la danse reste donc un métier de PASSION.


Clara Levillain et Marie Rigaudeau