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Publié : 21 janvier 2012
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Roger de la Fresnaye, peintre cubiste du début du XXe siècle


L’Homme assis, de Roger de la Fresnaye, 1914 (Rouen, musée des beaux-arts, dépôt du Musée National d’art moderne, 73-80cm, huile sur toile)

Cet artiste est né en 1885 au Mans, et mort en 1925. Il étudie aux Beaux-Arts, mais trouvant cette formation trop classique, il en changera pour l’Académie Ranson.

Le mouvement cubiste va inspirer Roger de la Fresnaye. Il y voit un ensemble d’éléments nouveaux susceptibles de contribuer à une renaissance de la tradition classique. Ses premières œuvres dénotent ainsi un sens profond et vif de la composition. Mais tout de suite s’affirme aussi chez lui un amour des aspects de la nature, amour à quoi son œuvre sera constamment fidèle.
Roger de la Fresnaye est généralement considéré comme un « suiveur » dans l’art qu’il pratique -ou à qui il emprunte certains codes- qui est inventé par d’autres. Il y a par exemple beaucoup de couleurs dans ses tableaux cubistes, contrairement à Picasso qui ne met pas en évidence le jeu des couleurs.
On pourrait penser que le cubisme, pour Roger de la Fresnaye, est simplement un prétexte pour avancer dans sa pratique artistique, de facto fondée sur un certain réalisme, un certain classicisme. Dans un propos surprenant, il dira en effet : "Incapable de rivaliser avec la peinture ancienne, celle de notre temps cherche à s’en tirer par des moyens à côté. Il est vain de lui faire grief de ses réussites".
L’apogée de son art se situe en 1913–1914. Après guerre, il tombe malade et abandonne définitivement les expérimentations cubistes pour renouer avec le classicisme dans un retour à la tradition.

Nous pouvons voir sur ce tableau la représentation d’un homme et d’un petit guéridon à sa gauche. Ce tableau se situe entre Cubisme (avec les formes géométriques, le carré, le rectangle, l’ovale et le triangle) et le Classicisme avec une certaine représentation du réel avec l’homme assis qui est peint avec beaucoup moins de formes indéfinies.
Comme on le voit, il y a beaucoup de couleurs, qui ont un rôle spatialisant dans le tableau. Cette œuvre propose une interprétation nouvelle du réalisme, différente toutefois de celle de la Renaissance.
On peut en conclure que ce peintre n’aura eu que très d’années d’acquisition de la maîtrise de son art. Il aura été découvert et reconnu très peu de temps en définitive, n’étant pas véritablement novateur. Aujourd’hui encore, peu de personnes le connaissent…

Julie Beauté